Analyse : ELECTIONS 2012

Le MoDem a essuyé un revers cinglant aux présidentielles, non pas tant par la non-élection de François Bayrou, notre candidat, mais par la faiblesse du score obtenu. Les « sarcastifleurs » se gaussaient d’une envolée à 16%, un moment atteinte dans les sondages, prédisant un effondrement et un score à un chiffre : les 9,13% du score final leur donnent raison. F.Bayrou a été courageux, égal à lui-même, droit, sincère, pugnace ; il conserve dans l’opinion l’estime des Français que l’on peut résumer en trois mots : intelligence, culture, intégrité. Nous ne pouvions avoir meilleur candidat. Pourquoi cet échec ? Je ne suis pas politologue, je n’ai aucune connaissance spécifique, néanmoins je me permets d’apporter le point de vue d’un adhérent de base qui n’est concerné par aucun mandat électif.

La première de ces raisons est d’ordre constitutionnel. La candidature à l’élection du Président de la République au suffrage universel direct implique un quota de 500 élus dans 30 départements au minimum ; ce nombre apparemment bénin n’a pu être atteint par des personnalités aussi importantes que des ministres (de Villepin, Lepage, Boutin…) ; cette candidature nécessite également des fonds importants, le plafonnement étant fixé pour les deux tours à 37,8 millions d’euros. Dans la réalité, seuls les deux partis se partageant le pouvoir au rythme de l’alternance peuvent se permettre de présenter un candidat ayant des chances d’être élu. Le 1er tour devient une mascarade et les médias ne s’intéressent qu’aux deux élus potentiels : la seule question posée inlassablement par les journalistes à F.Bayrou était de savoir à quel candidat il se rallierait au second tour. L’acharnement de F.Bayrou à prétendre qu’il serait au second tour amusait les journalistes qui s’en gaussaient, répétant inlassablement qu’il était illuminé et par là même son message devenait inaudible. Cette disposition constitutionnelle conditionne les journalistes qui, bafouant l’équité et l’honneur professionnel, n’ont pas intérêt à créditer les « petits » candidats, mais, bien au contraire à se ranger du côté du vainqueur…, carrière oblige (!) et l’élection tourne au pugilat, au combat de boxe : à ma gauche, X, champion toute catégorie super puissant, à ma droite le tenant du titre, vif, agile, rusé… on compte les coups, on applaudit aux uppercuts et le match terminé, pendant que les uns remisent les bouteilles de champagne, les autres se répandent en s’égosillant : on a gagné ! On a gagné ! Et la foule se donne rendez-vous cinq ans plus tard pour un nouveau spectacle dans l’arène politique. Triste spectacle, là où tout devrait être gravité et dignité. (A l’heure où j’écris ces lignes, les instituts de sondage publient les % que les différentes formations vont obtenir aux législatives, alors qu’il s’agit d’élections locales et que les candidatures ne sont pas encore déclarées ! Une telle perversion des médias pesant sur le corps électoral devrait être condamnée et la publication des sondages interdite.)

La deuxième raison est d’ordre structurel : les partis politiques sont des entités anti-démocratiques. Ils ont abandonné leurs fonctions premières: écoute et enseignement. Ecoute du peuple, tant dans sa généralité sociale que catégorielle : agriculteurs, ouvriers, commerçants, artisans, enseignants, etc. A partir de cette écoute, élaborer une « politique », la faire connaître en retour, puis, par des primaires internes, choisir celui qui semble être le meilleur pour défendre le programme élaboré, et le « députer » auprès des assemblées. Nous en sommes loin !

La France est répartie en circonscriptions qui sont autant de « fiefs » que vont s’arracher les familles politiques. L’une d’entre elles élira le roi, qui sera, sinon constitutionnellement mais dans les faits : « son » roi ; les autres formations entreront alors en dissidence, s’acharnant à critiquer et à détruire, avec la volonté tenace de renverser le monarque et sa famille et de prendre sa place, ce qu’elles appellent pudiquement : l’alternance ! Nous sommes en pleine féodalité, à l’époque où le pouvoir royal devait lutter contre les grandes familles dont les deux plus célèbres furent les Plantagenets et les Bourguignons !

De leur côté, les élus deviennent des notables : à eux la puissance, les honneurs et…. la richesse. Ainsi, à la noblesse d’épée, a succédé la noblesse de robe, à laquelle succède aujourd’hui dans notre république, pseudo démocratique, la noblesse politicienne. Les places sont chères, car elles sont rares : quelques milliers quand on additionne les sénateurs, les députés européens, les présidents des conseils régionaux et les maires des mégapoles. Les places sont d’autant plus rares que rien n’interdit le cumul des mandats, ce qui, en diminuant d’autant le nombre des élus, accroît la richesse et la puissance de ces « cumulards » élevés à la dignité princière («… ces princes qui nous gouvernent » comme l’écrivait naguère l’un d’entre eux : Michel Debré !)

Cette noblesse peut devenir turbulente et d’autant plus dangereuse qu’elle devient pérenne : on entre en politique pour y faire carrière, d’où la nécessité de bien choisir les candidats. Interne à chaque parti, la commission exécutive, la plus réduite possible, y pourvoit. Le choix du député échappe ainsi à sa base électorale, le candidat devenant un « parachuté », comme en témoignent quelques exemples : l’équipée de Jack Lang, à qui il faut bien trouver, coûte que coûte, un siège malgré ses 73 ans ; Ségolène Royal imposée à la Rochelle, malgré le choix des militants ; plus près de nous, les socialistes de la 3ème circonscription qui doivent s’effacer devant un candidat écologiste, et les UMP de la 1ère circonscription qui se voient imposer un candidat rejeté par une grande partie d’entre eux !

Le bon choix est d’autant plus impérieux que le candidat doit, après son élection, être d’une docilité, d’une soumission à toute épreuve, ce qui fait dire à Collard l’avocat FN exhortant ses électeurs : « ces parlementaires mollusques qui aux ordres votent sur un bouton, là où il faudrait être un casse-couille !» ; au moindre éclat, au moindre écart, à la moindre velléité d’exprimer un avis personnel, la sanction est fatale : le fautif ne sera pas reconduit dans sa circonscription, c’est la déchéance, le retour à la roture. Dans ces conditions, la présence à l’assemblée est-elle si nécessaire ? Triste spectacle que ces retransmissions télévisuelles laissant apparaître les « sièges »… désespérément vides.

Toutes ces déviances ont contribué à décrédibiliser la fonction politique. Laissé dans l’ignorance, l’incompréhension des dossiers, l’électeur s’enthousiasme pour les effets de manche et vote pour celui dont les promesses, tout utopiques soient-elles, font rêver. Celui qui dit la vérité passe pour un défaitiste, « il doit être exécuté », comme chantait naguère Béart !

Moraliser la vie publique, interdire le cumul des mandats, limiter la durée d’un mandat à deux exercices, ne permettre une prolongation qu’aux parlementaires ayant atteint l’expérience d’un portefeuille et s’étant hissés par leurs propositions et leurs actions à la stature d’un homme d’Etat, interdire tout carriérisme qui engendre les compromissions, pour ne pas dire, les magouilles ! Tous ces points doivent être discutés dans les sections, les fédérations, en fonction des charges assumées (une municipalité de village ne peut être mise sur le même plan qu’une municipalité urbaine). Et sans relâche : instruire. Instruire les électeurs et pas seulement les adhérents, en faisant participer le plus grand nombre aux réflexions : établir une communication verticale entre les politiciens spécialistes des problèmes concernés et les électeurs de base, établir une communication horizontale entre les adhérents et les sympathisants.

Telles sont les conditions nécessaires et indispensables (à mon humble avis) pour élever le niveau de responsabilité des électeurs et donner à la France un régime réellement démocratique.

 Claude RIOLAND – MoDem 37

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Ce soir la Grèce nous donne l’exemple à ne pas suivre.

Ce soir, nous avons un nouveau président. Mais l’actualité que j’aimerai pointer du doigt est l’élection Grecque de ce soir. Je vous invite à lire l’article suivant : http://www.lepoint.fr/monde/seisme-politique-en-grece-l-austerite-rejetee-les-neonazis-au-parlement-06-05-2012-1458797_24.php

Que nous dit cet article ? Et bien tout simplement que quand un pays va très mal, que son peuple souffre, les extrêmes gagnent les élections.

Il nous faut prendre garde à l’exemple Grec. Il n’est pas là par hasard. Il nous signifie simplement que notre pays ne doit pas attendre d’être au bout du bout pour prendre les mesures qui s’imposent.

Hier les Grecs prenaient des mesures d’austérité sans précédent (baisse massive des salaires, augmentation sensible des prix… Que se serait-il passé s’ils avaient pris des mesures moins drastiques avant ?

Alors j’invite notre président à ne pas attendre avant de mettre en place des mesures d’économies de fonctionnement, et à relancer la croissance en suscitant la création de nouveaux emplois (non précaires).

L’euphorie de ce soir à gauche ne doit pas faire oublié aux français l’essentiel.

Bien à vous.

Philippe OLIVEIRA

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Pensées, commentaires, analyses… regard personnel.

Ce soir, François BAYROU n’a donné aucune consigne de vote pour le second tour, mais il a aussi dit que personnellement, il allait voter HOLLANDE.

Est-ce une surprise ? Pas tout à fait. En effet, depuis l’annonce dimanche 22 avril 2012 des résultats du premier tour de l’élection présidentielle, c’est installé un débat sur le choix possible du MoDem d’Indre et Loire pour le second tour.

Ne se sont présentées que 2 possibilités : le vote blanc (dont j’étais partisan), et le vote HOLLANDE (pour faire barrage à un second mandat de SARKOZY).

Aujourd’hui, François BAYROU n’a pas tranché ce débat puisqu’il ne donne pas de consigne de vote, même s’il décide personnellement de voter HOLLANDE.

Donc pas de réelle surprise.

Maintenant, pour tenter d’aller plus loin, comment pourrait-on expliquer ce choix personnel de BAYROU ?

J’y vois trois raisons majeurs :

- En 5 ans, Nicolas SARKOZY n’a pas été le président de tous les français. En effet, pendant que les plus fragiles pâtissaient de la crise, d’autres (ultra-minoritaires) continuaient à faire des profits indécents. Cette posture n’est en elle-même, soutenue et soutenable que par cette infime portion de la population qui en a bénéficié.

- La deuxième raison, est cette lutte que nous avons à engager contre les valeurs  xénophobes qui ont été reprises par le candidat de l’UMP. L’intolérance est intolérable. Ce paradoxe lexical n’est là que pour souligner un peu plus les dangers manipulateurs d’un homme qui ferait tout pour rester au pouvoir, coûte que coûte pour le pays.

- La troisième raison qui a pu faire naître ce choix chez François BAYROU, c’est la nécessité que nous avons à construire une majorité large, centrale, démocrate et républicaine. Alors oui, il fait un pari. Le pari que François HOLLANDE saura mettre en place une telle majorité. Qu’il saura ne pas mettre tous les pouvoirs entre les mains d’un parti, qui pourrait facilement être tenté par le pouvoir absolu et totalitaire.

C’est parce que je crois en cet homme (BAYROU), que je fais aussi ce soir le pari de croire qu’il fait le « bon » choix. Je voterai donc moi aussi pour François HOLLANDE le 6 mai prochain.

Je resterai, tout comme lui, vigilant en ce qui concernera les choix de notre nouveau président, et n’hésiterai pas à applaudir, à travailler avec lui, ou à dénoncer ses choix quand ils me sembleront aller dans le mauvais sens pour le pays.

Philippe OLIVEIRA

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Discours de François Bayrou sur le second tour de l’élection présidentielle

http://www.dailymotion.com/videoxqki4c
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Courrier de François BAYROU aux 2 candidats du second tour.

François Bayrou a adressé, mercredi 25 avril, une lettre aux candidats du deuxième tour de l’élection présidentielle. Découvrez son contenu.

« Vous participez au second tour de l’élection présidentielle. Il me paraît normal de vous rappeler ce qui a été essentiel pour les plus de trois millions d’électeurs qui m’ont apporté leur suffrage au premier tour.

Le premier élément crucial pour eux et pour moi aura été la vérité sur la situation du pays, la prise en compte de la réalité des faits.

Je ne crois nullement que la crise financière soit derrière nous. Je pense au contraire que la crise est devant nous, et qu’elle sera très dure. Je pense que les déficits, commerciaux et budgétaires, qui s’accumulent pour notre pays menacent à court terme notre modèle social et que la multiplication des promesses non financées aggravera encore ce risque.

Et parce que nous allons vivre ces moments difficiles, l’attitude personnelle des gouvernants comptera beaucoup. C’est une question de valeurs, personnelles autant que politiques. Depuis des années, c’est la violence des attitudes et des mots, la guerre d’un camp contre l’autre, la complaisance à l’égard des extrêmes qui caractérisent notre pays. Le refus de la violence perpétuelle dans la vie politique, les valeurs de respect des sensibilités différentes, la reconnaissance du pluralisme, la recherche de l’équilibre, sont la condition nécessaire à l’esprit d’unité nationale dont nous aurons besoin face à la crise.

C’est ainsi, et seulement ainsi, par la vérité et l’unité que la France pourra regarder en face les conditions de son redressement. Et d’abord de son redressement financier. Or la recherche de l’équilibre des finances publiques n’est obtenue dans vos deux projets que par l’affichage d’une croissance impossible à court terme. Je vous demande instamment de réfléchir à ce péril et d’envisager des mesures crédibles pour l’écarter s’il est encore temps.

Pour moi, la décision constitutionnelle, inscrite dans le traité européen, de renoncer pour l’avenir aux facilités du déficit, du moins en période de croissance, la « règle d’or », doit s’imposer à tous les pays qui ont l’euro en partage. Non pas pour faire plaisir aux « marchés », ou à « Bruxelles », mais parce que c’est le seul moyen d’éviter pour la France et les Français, particulièrement pour les plus fragiles, la catastrophe sociale qui s’annonce.

La France s’est construite depuis la guerre autour du modèle social né du Conseil National de la Résistance. Nous y tenons, non pas comme à une tradition, mais comme à notre principale aspiration nationale. Nous le regardons non pas comme notre passé, mais comme notre avenir. Nous savons qu’il devra se réformer, mais dans la justice et la solidarité. Or c’est dans le concret de la vie de tous les jours que justice et solidarité risquent d’être menacées.

La sauvegarde de notre modèle social et de services publics impose de restaurer et de développer fortement notre appareil de production. La France est, Grande-Bretagne exceptée, le seul des grands pays européens qui connaisse l’effondrement de son commerce extérieur. Ce n’est pas viable. Pourtant, nous avons d’immenses marges de progression, et donc de création d’emplois durables, de ressources pour les familles.

C’est là que va se gagner ou se perdre le combat de notre avenir national, en particulier dans la recherche de stratégies nationales de production, filière par filière. Une évolution de la démocratie sociale dans l’entreprise est aussi un élément crucial de ce redressement. La représentation des salariés, avec droit de vote, au conseil d’administration des grandes entreprises, sera un signe déterminant en ce sens.

La crise de l’éducation en France est un enjeu du même ordre. La situation de l’école, notamment à l’école primaire et au collège, ne peut être acceptée. Des centaines de milliers d’enfants voient leur avenir barré faute de se voir garantir les acquis nécessaires, maîtrise de l’écrit, du chiffre, de la langue. Faute de consacrer à ces fondamentaux le temps scolaire indispensable, les inégalités sociales se perpétuent et s’aggravent dans cet échec. Ce combat national oblige à un nouveau contrat entre l’école et la nation, qui touchera à la question des pratiques, de l’organisation, du développement de l’alternance et de l’apprentissage, aussi bien que des moyens.

La moralisation de la vie publique, le changement des pratiques du monde politique représentent une attente des citoyens dont vous ne pouvez ignorer la gravité. L’interdiction du cumul des mandats pour les députés, la diminution du nombre des parlementaires, le renforcement de la parité hommes femmes, le changement de loi électorale pour assurer la représentation des grands courants d’opinion, en tout cas de ceux qui atteignent 5 % des suffrages, à l’Assemblée nationale, au sens le plus large la garantie du pluralisme, la consécration de l’indépendance de la justice, le renforcement de l’indépendance des médias, l’assainissement du financement de la vie politique, la lutte contre la corruption et la prise illégale d’intérêts, tout cela est urgent. Les deux partis que vous représentez ont souvent pris des engagements, mais jamais ils ne sont allés plus loin. Je crois que cette moralisation est vitale pour que la confiance revienne entre citoyens et élus. Seule la voie référendaire permettra de les imposer à un monde politique qui n’a guère envie de voir changer les règles d’un jeu qui lui convient.

L’Europe a été durement attaquée pendant cette campagne. On lui a fait porter tour à tour la responsabilité de l’immigration et celle de l’absence de croissance. Je veux vous dire que pour nous, il est impossible d’envisager notre avenir national sans projet européen. L’Europe n’est pas seulement notre horizon : le jour où elle existera vraiment, elle sera notre seule arme politique et économique efficace dans la tourmente mondiale. L’Europe souffre aujourd’hui d’absence de gouvernance, de transparence et de lisibilité. Ce n’est pas avec moins d’Europe que la France s’en sortira ! C’est avec une Europe plus forte, plus solidaire, plus lisible, donc plus communautaire. Dans cette perspective, les renforcements de la zone euro, comme de l’espace Schengen, sont une étape prioritaire.

Des millions de Français partagent ces valeurs et ces préoccupations. Ils seront, je n’en doute pas, attentifs aux orientations qui seront les vôtres sur ces questions durant la campagne du deuxième tour.

Je vous prie de croire à l’assurance de mes sentiments cordiaux. »

François BAYROU

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Merci !!!

Préambule : C’est sans aucune ironie que je donne ce titre à ce billet.

Ce « Merci » va à tous ceux qui nous ont donné leur confiance. A tous ceux qui ont soutenu notre projet pour la France, l’Europe…

Ce « Merci » s’adresse aussi à tous ceux qui ont donné de leur énergie et de leur temps pour porter ces idées à travers la campagne (affichage, réunions, tractage, boîtage…).

Ce « Merci » est aussi à destination de notre candidat. Car, malgré le chant des sirènes, et au bipolarisme médiatique, il n’a pas faillit, il n’a pas cédé aux polémiques et autres effets de manche. Merci donc Monsieur BAYROU pour votre authenticité, votre sens du réel et des responsabilités.

Ce « merci » je l’adresse aussi à tous ceux qui nous ont rejoint sur ce blog, et qui m’ont apporté leur soutien dans les moments parfois difficiles d’un élu d’ « opposition ».

Ce soir, Je remercie aussi particulièrement ma famille (Céline, Clara et Victor) pour la patience dont ils ont fait preuve tout au long de ces derniers mois.

Pour finir, j’espère que notre futur président saura se montrer digne du rendez-vous qu’il a avec l’Histoire. Qu’il dépassera les clivages partisans et stériles, et mettra toute la France au travail, au service de plus de justice, et de solidarité.

Philippe OLIVEIRA

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Conseil Municipal du 16 avril 2012 : Morceaux choisis.

Il est fascinant de constater qu’en politique, au sens « non-noble » de ce terme, les mots et les phrases ne prennent pas le même sens selon qu’ils sont prononcés par une opposition, ou par une majorité.

En effet, hier soir, nous avons assisté à un aveu, un constat que nous faisons depuis notre entrée au conseil municipal. Ce constat est que le commerce de proximité jocondien souffre et a besoin de soutien, qu’il est nécessaire de le préserver, qu’il nous appartient de proposer une offre diversifiée et en cohérence avec les besoins de nos concitoyens.

Je ne peux m’empêcher de citer quelques lignes de la délibération que nous avions à voter : « Le diagnostic a montré … une disparition lente de commerces et d’artisans de proximité, et une diminution de la diversité de l’offre ».

Bien évidemment nous avons voté pour l’extension du périmètre de préemption de la ville pour éviter une disparition totale de ces activités artisanales et commerciales de proximité. Mais une nouvelle fois, ce droit de préemption ne suffira pas à sauver et développer ces activités et services si nous n’y adjoignons pas une volonté sans faille et sans concession.

Alors que faire ? Et bien précisément ne pas faillir, ne pas sacrifier son projet de ville au profit d’autres projets, tout financiers soient t-ils. Le projet de ville devra être tenu coûte que coûte. Quand nous accordons un permis de construire pour un projet immobilier qui doit comprendre 3000m2 de surface commerciale, nous ne devons pas accepter sans sourciller en invoquant des questions de paysage urbain, qu’au bout du compte la surface commerciale soit divisée par 2, comme c’est le cas pour le projet situé sur l’îlot Gratias.

J’ai posé la question suivante au Maire : Si un projet immobilier, situé dans le périmètre de préemption, assure à la municipalité une surface commerciale ou artisanale, et qu’une fois le permis accordé, cette surface est divisée par 2, que fera la municipalité ? La réponse fût sans appel : Nous laisserons se poursuivre les travaux.

Dans ces conditions, il est clair que le droit de préemption ne sera pas suffisant, voir n’aura pas l’efficacité qu’on pourrait en attendre. Car la politique n’est rien sans projet ni volonté d’aller jusqu’au bout pour le bien du plus grand nombre.

Le deuxième point sur lequel j’aimerai faire un focus, est celui qui concerne le SAVI (Syndicat Aménagement de la Vallée de l’Indre). Ce feuilleton municipal connaissait hier un de ces nouveaux épisodes. Mais c’est un peu comme ces séries B qui racontent à longueur de bobines les mêmes histoires.

La ville souhaite quitter ce syndicat pour des raisons de parole donnée. Je trouve ce choix plutôt honorable, même si je ne suis pas d’accord sur le fond de cette décision.

D’ailleurs, et entre parenthèse, il est plutôt étonnant qu’ici la commune souhaite aller jusqu’au bout de cette démarche pour une parole donnée, et que dans d’autres cas (relatés plus haut), elle accepte de diviser par deux une surface commerciale, pour une même parole donnée. L’intérêt n’est sans doute pas le même. D’un côté il s’agit de questions d’environnement, de l’autre de questions financières. Or, nous n’avons semble t-il pas les mêmes valeurs, les mêmes priorités. Refermons ici la parenthèse.

Même si je suis contre la sortie du SAVI, je me suis abstenu sur ce vote, car j’ai voulu prendre en compte le fait qu’une parole ait été donnée à la ville, et que celle-ci n’ait pas été tenue.

Mais je n’ai pas voté « pour » puisque cette question de la gestion de nos cours d’eau est fondamentale. Même si nous pouvons nous poser des questions sur le bien fondé de la multiplicité des syndicats, nous ne devons pas perdre de vue qu’il ne nous faut pas abandonner le combat pour la préservation de notre environnement.

Le dernier point abordé ici concerne un sujet qui n’était pas à l’ordre du jour.

L’histoire : Un préavis de grève a été déposé par une organisation syndicale pour soutenir un collectif d’animateurs non titulaires, et non permanents qui demandent à ce que la municipalité se mette en règle avec la législation en vigueur, et les paie au SMIC.

Cette revendication toute légitime a amené des commentaires qui vont à l’encontre même de toute humanité, du côté du PS comme de celui de l’UMP.

J’ai entendu des réflexions sur le surcoût que cela allait entrainer pour la commune, ou encore, que Joué-lès-Tours n’était pas la ville la pire en la matière. Le représentant UMP a même cru bon d’ajouter que ce préavis de grève était une prise d’otage…

Bref, devant cette déferlante de mauvaises raisons, je n’ai pu faire autrement que d’intervenir. Je précise que j’ai été le seul à le faire.

Comment peut-on dire ou laisser dire qu’un préavis de grève est une prise d’otage, alors que la revendication de salariés à être payés au smic est inscrite dans la loi, et qu’elle me paraît si légitime que j’aurai aimé qu’aucun salarié n’ait à le demander pour l’obtenir.

Comment dire que cela va coûter des dizaines de milliers d’euros à la ville alors que cette même ville a économisé cette somme due depuis des années. Mr le Maire doit s’estimer heureux que ces mêmes salariés n’exigent pas le paiement des arriérés.

Comme quoi, les étiquettes politiques ne veulent rien dire. Comme quoi les plus beaux discours peuvent satisfaire l’âme plus que le quotidien de ceux qui les écoutent.

Il ne suffit pas de se réclamer de gauche pour l’être véritablement. J’espère que ces quelques exemples concrets vous aideront à faire le bon choix dimanche prochain.

Philippe OLIVEIRA

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Bayrou à Tours. A voir ou à revoir.

http://www.dailymotion.com/videoxq41ta
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Voter par procuration : Procédure & Proposition

Si je mets en ligne ce billet, c’est que j’ai été interrogé sur le mode d’emploi du vote par procuration, et qu’il me semble utile de proposer une solution aux jocondiens qui souhaitent donner leur voix à François BAYROU, et qui ne pourront être présent lors d’un des 2 tours de scrutin.

Le premier lien renvoie à la procédure : http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1604.xhtml

Le second lien renvoie à mon adresse mail, pour que je vous mette en contact avec un jocondien disponible : oliveira.pcv@gmail.com

Message à faire passer auprès de vos proches.

Philippe OLIVEIRA

NB : vous trouverez ci-dessous une copie du formulaire à compléter sur place

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Invitation aux élus du département.

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