Ce soir, au conseil municipal de Joué-lès-Tours, ont été débattus 25 délibérations.
L’une d’entre elles portait sur le désir de la ville de sortir indirectement du SAVI (Syndicat d’aménagement de la vallée de l’Indre). Ce projet de la majorité avait déjà fait l’objet d’une délibération en novembre 2010. Vous pourrez y lire ou y relire ici mon intervention de l’époque.
Je ne vais pas vous refaire l’argumentaire de l’époque, puisque tout y était déjà dit.
J’ai simplement essayé de faire de la politique autrement, de cette politique citoyenne qui dépasse les clivage et se veut aussi proche que possible des nécessité de notre espace et de notre temps.
C’est ainsi qu’avant le conseil (dimanche dernier), je me suis permis d’envoyer un mail à tous mes collègues conseillers afin de les sensibiliser au problème, puisque je sais pertinemment, même s’ils s’en défendront sans doute, qu’une connaissance précise de tous les dossiers est difficilement possible. Puisque ceux qui décident réellement, et qui concentrent le pouvoir de dire oui ou non ne représentent qu’une poignée d’élus tout au plus. C’est cela qu’on appelle sans doute la démocratie participative.
Mais rien y a fait. Je me suis retrouvé, comme la dernière fois, seul contre tous.
Et l’argumentaire de la majorité, facilitée par la transparence dont j’ai fais preuve en leur livrant le mien avant le conseil, ne repose que sur 2 points non justifiés.
- Nous souhaitons sortir du SAVI car des promesses avaient été faites sur la limitation de la cotisation de la ville à 4000 ou 5000 euros. (Où sont les écrits qui justifient cette déclaration ?)
- Nous avons siégé au SAVI jusqu’en 2008 (il est évident que je vais demander à la ville de me fournir les états de présence à ces conseils d’administration).
A aucun moment l’argumentaire de me confrères n’a porté sur des questions environnementales.
Alors oui, les bonnes consciences sont sauves, puisque à côté de ce rejet d’une protection raisonnée des cours d’eau, on met entre les mains de certains promoteurs, altruistes et bienfaiteurs de l’humanité, la construction d’un éco-quartier au sud de la ville, qui aux dires de certaines personnes bien informés n’aura pas d’impact sur l’environnement.
Une certaine Ecologie-politique est nez et se propages de nos jours, alors que nous aurions à mener de vraies politiques écologiques.
Je vous laisse pour finir apprécier le geste que j’ai tenté pour sauver ce qui pouvait encore l’être, c’est-à-dire la conscience des uns et des autres sur des questions de sécurité et de santé publique, ainsi que sur des questions de préservation de nos écosystèmes.
Chers collègues,
Lundi nous aurons à débattre, entres autres, sur la 16ème délibération.
Cette délibération porte sur la cotisation versée par la ville au Syndicat d’Aménagement de la Vallée de l’Indre.
Lors du conseil municipal du 8 novembre 2010 la ville avait déjà voulu quitter ce syndicat pour des raisons financières, sans ce soucier de l’impact environnemental que pourrait avoir une telle décision.
Vous retrouverez en suivant ce lien l’intégralité de mon intervention d’alors.http://modemjlt.lesdemocrates.fr/2010/11/11/compte-rendu-conseil-municipal-du-8-novembre-2010/
Si je souhaite vous exposer mon argumentaire avant la séance du conseil, c’est que j’ose croire qu’il pourra permettre à certains de revoir leur position concernant cette affaire.
Qu’il soit bien clair que cette démarche ne vise aucune polémique, et n’est nullement celle d’un parti, mais bien celle d’un citoyen soucieux des questions d’environnement.La première des raisons pour lesquelles je m’opposerait à cette délibération, est une raison d’absence volontaire de notre ville dans les instances du SAVI depuis le début (2003). Il me semble légitime de nommer un représentant auprès du SAVI afin que nos intérêts puissent y être défendus. Nous ne pouvons raisonnablement nous plaindre de ce qui nous arrive, d’une cotisation trop élevée, alors même que nous n’y sommes pas présents.
La deuxième des raisons qui me fait ne pas adhérer à cette délibération est financière. Puisqu’en effet, la cotisation de notre ville baisse d’un tiers environ depuis la modification des statuts du SAVI..
La dernière et troisième raison qui me fait penser que nous aurions tort de sortir de ce syndicat, c’est que notre ville, et son extension au sud, du fait d’un nouveau quartier, va générer un peu plus de pollution. Bien que ce voulant être un éco-quartier, il n’en restera pas moins que l’Homme apporte avec lui son lot de déchets en tous genres.
Or, même si notre commune n’a pas directement de berges avec l’Indre, elle y possède 1666 ha en surface inscrite en bassin versant. (Vous trouverez ci-dessous la définition de ce qu’est un bassin versant.). Nous devons donc, plus que jamais participer aux missions du SAVI.Au final, et après prise de contact avec les responsables et techniciens du SAVI, je sais pertinemment que la sortie du SAVI de la commune de joué-lès-Tours ne changerait rien à leur volonté de poursuivre leur mission d’entretien, de sensibilisation et de préservation de l’environnement de ce cours d’eau et de ses affluents. Toutefois, je sais aussi que leur mission serait rendue plus difficile du fait de la perte d’un des financeurs (pollueurs).
C’est pourquoi j’en appel à votre réflexion dans votre décision concernant cette délibération.
Je me permets de joindre à ce mail les documents qui m’ont été transmis par le SAVI, et qui répondent chiffres à l’appui à ce que je viens d’essayer de vous montrer.
Pour être tout à fait clair et transparent, notre nouvelle cotisation ne passerait pas à 7000 ou 8000 euros, comme l’indique le mail de la commune de joue-les-tours, mais à 11000 euros environ, comme le précise l’annexe sur l’estimation de la cotisation. J’aurais tout à fait pu ne pas vous le préciser, en me disant que cela renforcerait mon argumentaire. Mais, je crois que vous l’aurez bien compris, ici l’objectif est bien celui d’une sauvegarde de l’environnement, et non pas celui d’une victoire qui me serait personnelle.Et pour vous prouvez ma bonne foi, je m’engage à n’en faire aucune communication s’il s’avérait que la ville revoyait sa position en la faveur d’une participation financière et représentative au sein du SAVI.
Cordialement et à lundi au conseil.
Philippe OLIVEIRA
Définition du bassin versant
Le bassin-versant, c’est l’ensemble du territoire qui recueille l’eau pour la concentrer dans une
rivière et ses affluents.
Un bassin-versant a des frontières. Ce sont des frontières naturelles qu’on appelle « lignes de
partage des eaux ». Elles suivent la crête des collines.
Les précipitations qui tombent sur un versant de la colline se concentrent dans les ruisseaux pour
finalement rejoindre la rivière. Celles qui tombent sur l’autre versant vont alimenter une rivière
voisine, un bassin-versant voisin.
Ces précipitations peuvent aussi s’infiltrer dans la roche et former des réservoirs ou nappes
souterraines.Pour information la commune de Joué-les-Tours dispose d’une surface de 1666 ha en bassin versant de l’Indre.
Vous souhaitant bonne lecture, je vous dis à bientôt.
Philippe OLIVEIRA

