Ce nouveau conseil municipal a tenu toutes les promesses qu’il pouvait porter, c’est à dire un dénie de la problématique économique et sociétale de notre commune.
Après mon intervention sur les orientations budgétaires, et le fait de pointer du doigt notre faiblesse en matière d’économie locale par rapport à celle des autres grandes villes du département, monsieur le maire a dit que je me trompait et n’y connaissais rien en économie.
Un fait reste un fait. Ces douze derniers mois, il y eu environ 8000 déclarations uniques d’embauche pour les entreprises de joue-les-Tours, alors que pour la commune de St Cyr / Loire, il y en eu 16000 (le double), alors que sa population est plus de 2 fois inférieure à la nôtre. Cherchez l’erreur.
Je vous livre donc l’intégralité de mon intervention de ce soir.
Interventions au conseil municipal du 28 novembre 2011 : DOB pour le budget 2012 :
Ce nouveau débat d’orientation budgétaire ne porte malheureusement que trop peu les espérances que nous pouvions en attendre. Quitte à me répéter, la 7ème ville de la région centre et ses 36439 habitants méritent bien plus que 25 places supplémentaires en crèche alors qu’en parallèle on y a validé la construction depuis 2007, plus de 1700 nouveaux logements.
Au lieu de cela, ces « nouvelles orientations budgétaires » agitent à nouveau le foulard rouge de la crise pour justifier une prudence excessive et des investissements toujours en berne au niveau des vraies priorités que sont le dynamisme économique et l’emploi à Joué-‐Lès-‐ Tours.
La crise même si elle est une réalité malheureusement palpable pour beaucoup, doit être combattue avec d’autres armes que celles que l’on nous propose d’utiliser aujourd’hui. Il nous faut être offensifs sur le front de l’emploi et de l’incitation à l’installation de nouvelles entreprises sur notre territoire.
Pour aller à la piscine, à la patinoire, à l’école de musique, assister à des concerts, il faut, soit en avoir les moyens, soit en subventionner l’accès aux plus défavorisés. Si cette dernière solution est tout aussi solidaire que nécessaire, la voie qu’il nous faudrait privilégier est celle de la création de richesse par le travail.
Au lieu de cela, entre 1999 et 2008, notre commune a perdu proportionnellement aux autres catégories socioprofessionnelles des artisans, commerçants, chefs d’entreprises ainsi que des ouvriers. Environ -‐1,3% pour les premiers et près de 7% pour les ouvriers. D’où l’importance de remettre le produire au cœur de nos politiques économiques, et particulièrement à Joué-‐Lès-‐Tours. Pour démontrer l’urgence de s’atteler à cette tâche, voici des chiffres qui ne sont pas flatteurs.
Notre ville se classe dernière sur les 11 plus grandes villes du département concernant sa densité d’entreprises avec salariés par habitant. En effet il y a 1 entreprise pour 64 jocondiens, alors que sur Chambray il y a 1 entreprise pour 19 habitants, que pour Tours, c’est 1 pour 41 habitants, et que pour St Pierre des Corps, c’est 1 pour 37. La Moyenne étant de 1 entreprise pour 45 habitants.
Pour être simplement dans la moyenne, il faudrait que se crée sur Joué-‐Lès-‐Tours 236 entreprises avec salarié. En 2009 nous en avions 573.
A titre indicatif : (voir tableau ci-‐dessous)
| Ville |
Population – INSEE 2008 |
Entreprises avec salaries – INSEE 2009 |
Nb habitants pour une entreprise |
| Tours |
139958 |
3410 |
41 |
| Chambray-lès-Tours |
10980 |
583 |
19 |
| Joué-lès-Tours |
36439 |
573 |
64 |
| Saint-Pierre-des-Corps |
16058 |
430 |
37 |
| Saint-Avertin |
14455 |
383 |
38 |
| Amboise |
12929 |
352 |
37 |
| Saint-Cyr-sur-Loire |
16422 |
322 |
51 |
| Montlouis-sur-Loire |
10672 |
204 |
52 |
| La Riche |
10152 |
184 |
55 |
| Fondettes |
10399 |
171 |
61 |
| Ballan-Miré |
7801 |
157 |
50 |
Maintenant, pour redire ce qui est aussi essentiel par rapport à l’an passé. La faiblesse de notre dette par rapport aux villes de même strate, reflète simplement notre frilosité à entreprendre au-‐delà des sentiers battus et rebattus par le temps. Allez vers du nouveau, et non pas reprendre les recettes d’un temps révolu voilà vers quoi nous devons tendre.
Philippe OLIVEIRA

